

Partir au bout du monde
Il y a des voyages que l'on choisit. Et d'autres qui vous précèdent.
Le Vietnam, c'était d'abord un pays intime qui résonnait dans l'histoire de Krista. Un pays qu'elle portait en elle bien avant que nous nous rencontrions et où elle était venue, disperser les cendres de son père. Il avait fait la guerre ici, et il avait voulu que ce pays soit, pour finir, celui de sa paix.
Je n'ai jamais connu cette personne. Mais en partant pour ce voyage, j'avais le sentiment que nous allions à sa rencontre. C'était une manière de lui rendre hommage, sans mots, sans cérémonie. Juste par notre présence.
Nous partons mi-décembre, pour presque trois semaines. Le vol passe par Bangkok. À l'escale, une pluie tropicale s'abat sur la piste, le ciel vire au noir, et pendant quelques minutes, on se demande si l'avion va bien décoller. Il décolle. Et avec lui, quelque chose en nous se met en mouvement.
Hanoi nous attend.
Nous étions venus pour un pays. Nous avons découvert un monde généreux, parfois envahi de touristes, souvent bouleversant. Un pays qui se laisse traverser à condition de ralentir, d'accepter la pluie, l'imprévu, et la beauté un peu rugueuse des choses vraies.
Ce récit est celui de notre Vietnam du nord, tel que nous l'avons vécu.
pour commencer une
nouvelle année
Nous sommes venus dans un pays que nous ne connaissions pas.
Nous en repartons avec quelque chose qui nous appartient désormais, et pour toujours.


Hanoï
Une capitale qui déborde de partout, et qu'on aime pour ça !

Nous posons nos valises dans un petit hôtel du vieux quartier, confortable, avec une piscine en rooftop. Rien d'ostentatoire, juste l'essentiel, bien placé. De là, nous allons pratiquement tout visiter à pied. C'est notre manière de voyager : s'immerger d'abord par les jambes.
Premier geste à Hanoi : manger un bún chả près du lac Hoan Kiem. Ce bol de vermicelles, de porc grillé et de broth légèrement sucré devient immédiatement une référence. On se demande pourquoi on n'en mangeait pas avant.
Hanoi est une ville qui déborde, de bruit, de vie, de deux-roues, d'odeurs et de contradictions. Les trottoirs appartiennent à tout le monde sauf aux piétons. La circulation est un flux organique, presque chorégraphié, qu'on finit par traverser à l'instinct. Le chaos est réel, mais il est étrangement bien organisé.
Alors pour digérer tout ça, rien de tel que de finir la journée par déguster une fondue BBQ assis sur le trottoir, ou dans la rue, c'est comme ça que c'est le meilleur !



Ambiance de rue typique que l'on trouve dans le vieux quartier.

Une rue typique du vieux quartier

À la nuit tombé, des stands de street food florissent, surtout près du marché Đồng Xuân

Certaines rues peuvent rapidement être encombrées et devenir un vrai casse-tête pour avancer !

Beaucoup de commerces s'organisent près de la voie ferrée au centre de Hanoï


Souvent on tombe sur des cuisines de rue qui malgré l'apparence sont excellente

Un immense respect à ces femmes qui transportent des dizaines de kilos sur une épaule


Ce qui nous a le plus marqués dans cette ville, ce ne sont pas les grands monuments, qui sont incontournables, ce sont les contrastes de ses quartiers, les rues qui changent de texture d'un bloc à l'autre, et des rencontres qui surgissent sans prévenir, avec souvent un grand sourire
La culture du café vietnamien mérite qu'on s'y attarde : épais, sucré, servi sur glace, c'est un rituel qu'on adopte dès le premier jour. Nous nous régalons avec les egg coffee, cette crème au jaune d'œuf battue qui couronne un expresso, et même le café salé, surprenant mais étrangement juste.
La prison Hỏa Lò est l'une des visites les plus fortes que nous ayons faites à Hanoi. Elle donne au pays une épaisseur que rien d'autre ne peut offrir : on en sort avec des questions, du silence, et une compréhension un peu plus juste de ce que le Vietnam a traversé.
Le Temple de la Littérature nous a offert quelque chose de rare dans cette ville si intense : de la douceur, du silence, de l'espace. Nous avons erré dans les ruelles autour du Đình Văn Hương jusqu'au lac Linh Quang, presque sans carte, et c'est là que le voyage a commencé à trouver son rythme.




À la Citadelle impériale de Thang Long, nous sommes tombés par hasard sur la répétition d'une parade militaire. Des soldats en uniforme blanc répétaient leurs pas au millimètre, dans une chorégraphie martiale, au pied des remparts centenaires. Ces moments non planifiés, une scène que personne n'attendait, sont souvent ceux qui nous marquent.
La citadelle raconte mille ans d'histoire en strates superposées. Fondée au XIe siècle, Thăng Long "Dragon s'envolant" a été le centre du pouvoir vietnamien pendant treize siècles. Ce qui frappe, c'est ce palimpseste : des vestiges de palais impériaux côtoient des bunkers de la guerre d'Indochine, des portes Ming jouxtent des casernes françaises. L'armée occupait encore le site en 2010.
Le contraste entre la parade contemporaine que nous observons et les fondations millénaires sous nos pieds résume quelque chose d'essentiel au Vietnam : un pays qui honore sa mémoire sans s'y figer. Thang Long n'est pas qu'un musée : c'est un lieu vivant, comme le dragon.



Nous poursuivons vers l'ouest, dans le quartier Ba Đình, où se concentre la mémoire officielle du Vietnam. Le mausolée d'Hồ Chí Minh s'impose, massif et solennel, gardé par des soldats immobiles. "Oncle Hô" souhaitait être incinéré, on lui a construit un monument. C'est un lieu de pèlerinage autant que de pouvoir.
Juste à côté, la pagode au Pilier unique offre un contraste saisissant : minuscule, délicate, posée sur un pilier au milieu d'un bassin comme une fleur de lotus. Construite au XIe siècle, détruite en 1954, reconstruite à l'identique. Elle a traversé un millénaire en quelques mètres carrés.
Nous filons vers le lac de l'Ouest et Chùa Trấn Quốc, la plus ancienne pagode de Hanoi (VIe siècle). Sa tour aux onze étages se reflète dans l'eau calme. Nous arrivons en fin d'après-midi, quand la lumière devient dorée et que les pèlerins allument l'encens. Hanoi ralentit et respire.
Retour au lac Hoàn Kiếm, le lac de l'Épée restituée. Nous visitons le temple Đền Ngọc Sơn, accessible par un pont de bois rouge laqué. Petit, intime, presque secret malgré sa situation centrale. Je m'émerveille devant ce vieux maître dans l'art de la calligraphie !


Après toutes ces visites, nous cherchons un endroit pour souffler. Nous tombons sur Dung 3 Food and Drink, l'échoppe de Dinh Hai. Caviste passionné, il parle de ses vins avec générosité. Nous discutons longtemps. En partant, nous lui promettons de revenir pour le réveillon du nouvel an. Il sourit, un peu sceptique. Nous sommes sincères.
Trouver le bon rythme
Hanoi peut s'avaler d'un coup ou se savourer lentement. Nous avons choisi la deuxième option, et c'est ce qui a tout changé. Marcher plutôt que de tout planifier, flâner autour des lacs, entrer dans les cà phê au hasard, c'est comme ça qu'une ville commence à vous appartenir un peu.
En pratique
La majorité des sites majeurs sont accessibles à pied depuis le centre. Quelques trajets en taxi permettent de gagner du temps sans perdre le plaisir de l'immersion. Prévoir au minimum 4 jours pour ne pas en faire un simple aperçu.

Baie d'Along
Un matin sur l'eau et un geste pour toujours

Nous rejoignons notre embarcadère en voiture. ici, tout est bien organisé, fluide, presque trop... la machine à touristes tourne ici avec une précision horlogère. Mais à partir du moment où nous montons à bord de notre embarcation, quelque chose change, tout devient plus calme et l'agitation fait place à la contemplation.
Nous avons choisi de naviguer seuls, sur un petit bateau privatisé rien que pour nous. Une chambre, un pont, l'horizon. Un luxe simple, pensé pour l'essentiel : se retrouver.
La baie d'Along est d'une beauté qui dépasse ce que les photos laissent imaginer. Les pitons karstiques surgissent de l'eau comme des forêts de pierre, dans une lumière qui change toutes les heures. On navigue, on se tait, on regarde. Nous visitons un village flottant, faisons du kayak dans des criques presque désertes, mangeons des repas incroyables à bord.




Et puis il y a ce moment, revenir là où Krista avait jeté les cendres de son père. Ce n'est pas quelque chose qu'on décrit facilement. C'est une scène qui vous appartient, à vous et à ceux que vous aimez. Mais elle était là, au cœur de ce voyage, et elle lui a donné une densité que rien d'autre ne pouvait lui donner.
Nous passons la soirée doucement. Un dîner délicieux, savoureux, servi sous les étoiles. Quelques cocktails. Peu de mots. Ce genre de nuit reste gravé, malgré un réveil plutôt glacial.



Naviguer autrement
En pratique
2 jours / 1 nuit minimum. Le départ se fait généralement tôt depuis Hanoi. Ne pas surcharger les journées : la baie mérite qu'on la regarde, pas qu'on la "visite". L'île de Cat Ba vaut le détour mais prévoyez au moins une nuit de plus.
La baie d'Along peut se vivre en groupe ou en intimité, tout dépend du bateau que l'on choisit. Nous avons opté pour une formule entièrement privée, et c'est ce qui a rendu l'expérience juste. Alors si vous le pouvez, dans un lieu aussi fréquenté, le calme a un prix, et une valeur.

Tam Cốc
Rizières, karst et foules, la beauté malgré tout

Nous rejoignons la terre ferme et descendons vers Ninh Binh. Nous séjournons dans un hôtel à la campagne, entouré de rizières et de falaises karstiques. Le décor est époustouflant, presque irréel par moments, comme une peinture de paysage chinois rendue grandeur nature.
Nous marchons beaucoup. Nous nous perdons sur les chemins entre les champs, à hauteur d'eau et de pierre. C'est le genre de promenade qu'on n'oublie pas.




Nous avons tenté de monter au sommet de Hang Múa et du Dragon Hill. Nous n'y sommes pas arrivés, non pas parce que l'ascension est difficile mais parce que la foule au sommet était telle que l'endroit devenait super dangereux. Une image symptomatique de ce que le surtourisme peut faire à un lieu. Dommage, vraiment.
Après notre ascension, nous nous accordons une pause bien méritée. Nous flânons dans le petit village de Tam Coc, sa rue principale, ses salons de massage où l'on reprend des forces. Nous découvrons la spécialité locale : la chèvre, préparée de mille façons.
Et nous visitons le marché, très local, très vivant, où les gestes du quotidien se donnent à voir sans fard.







Coup de cœur inattendu : le temple Thai Vi, caché, calme, presque secret. Nous n'étions pratiquement que nous, quelques chèvres et beaucoup de silence. Ce genre d'endroit, qu'on trouve sans le chercher vraiment, devient souvent le meilleur souvenir d'une étape.






Le site de Bái Đính nous a, en revanche, laissés perplexes.
Grand, spectaculaire sur le papier, mais parcouru en voiturette électrique comme un parc à thème, mais aussi car ce centre bouddhiste est gigantesque... Nous nous attendions à un lieu de recueillement, nous avons trouvé une démesure un peu artificielle (à notre goût), traversée de visiteurs peu attentifs, voir peu respecteux. C'est une impression honnête, pas un jugement définitif, mais cette étape nous a rappelé qu'un lieu peut être beau et vide en même temps.
Choisir ses combats
Ninh Binh est une région splendide, mais certains de ses sites phares sont submergés. Notre conseil : accepter de ne pas tout faire, et consacrer plus de temps aux endroits moins connus, les temples cachés, les chemins de campagne, les heures tôt le matin avant l'arrivée des cars.
En pratique
3 nuits suffisent pour bien respirer la région. Préférer un hébergement à la campagne plutôt qu'en centre-ville pour mieux sentir l'atmosphère. Si vous voulez prendre votre temps, ajoutez 1 ou 2 nuits de plus.

Hội An
La ville qui mérite qu'on y revienne

Un vol depuis Danang, et le décor bascule. La pluie nous accueille, et elle ne repartira pas de sitôt. Il faut accepter de ne pas tout controler, et surtout pas la météo !
Hội An est d'une beauté réelle. Ses maisons anciennes, ses ruelles colorées, ses lanternes dans la lumière humide du soir, il y a une atmosphère ici qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Nous visitons les temples de la vieille ville, déambulons sous la pluie dans les galeries et les marchés, nous laissons surprendre par les détails : une porte jaune, une cour intérieure, le silence d'une maison de marchand.






Mais nous n'avons pas eu le temps qu'il fallait. La météo a réduit nos possibilités, et cette ville mérite davantage que ce que nous lui avons consacré. Il faudra revenir et c'est une pensée qui ne ressemble pas à un regret, mais à une promesse.

Une chose à savoir : un système de tickets est nécessaire pour accéder aux principaux lieux historiques. Ce n'est pas une contrainte, c'est une organisation qui permet de préserver ces endroits.

Comme souvent lorsque nous nous perdons, nous tombons sur un temple. Des chants nous attirent, de la musique. Nous hésitons à entrer. Une personne nous invite à monter pour assister à la cérémonie : à droite pour les hommes, à gauche pour les femmes, au rythme d'une musique traditionnelle.
Par mauvais temps
La pluie ne ruine pas Hội An, elle la transforme. Les lumières des lanternes sur les flaques, l'ambiance des maisons de thé, les marchés couverts... Il y a une version pluvieuse de cette ville qui a son propre charme. Prévoir de la marge, ne pas tout programmer à l'avance.
En pratique
Prévoir au minimum 3 jours. La vieille ville se parcourt à pied ou à vélo. Il y a plein de choses à faire en dehors de la ville ; pour ceux qui aiment (et qui ont du beau temps), la plage n'est pas loin, avec de très bons hôtels.

Huế
La lenteur retrouvée, entre campagne et mémoire impériale

La météo continue d'hésiter. Mais ici, nous nous en fichons un peu, parce que nous avons choisi de séjourner dans un hôtel à l'écart, dans la campagne, paisible et charmant. Après les villes, les trajets, les foules, Huế nous offre quelque chose de précieux : le temps de souffler.

Dans un premier temps, nous avons profité de tout ce que notre hôtel avait à offrir. Une pause nécessaire, un peu forcée par les fortes pluies, avant de repartir en vadrouille.







Nous commençons par parcourir la "campagne" autour de notre hotel, à la découverte des tombes royales. C'est un véritable jeu de piste ! Chaque tombeau a une atmosphère propre, une relation différente avec la nature, le silence, l'histoire.
Dans le désordre, nous visitons le tombeau de Tự Đức, celui de Thiệu Trị, celui de Lãng Thái, la pagode Từ Hiếu... et prenons un plaisir à marché dans la campagne, voir comment les gens vivent... nous tombons sur un point de vue, Vọng Canh Hill, qui surplombe la rivière des Parfums (avec ses vestiges de la guerre du Vietnam).




Au nord de la rivière des Parfums, nous entrons dans l'ancienne cité impériale. Avec tout ce qu'elle raconte de la relation entre le Vietnam et la France, elle mérite qu'on lui consacre du temps et un minimum de préparation. Elle est belle, complexe, blessée par l'histoire et elle demande un regard attentif.






La troisième richesse de Hué est sa nouvelle ville. Sans hésiter, nous allons voir son marché qui bouge dans tous les sens, un vrai labyrinthe qui joue avec nos sens, odeurs, sons, couvert, découvert... On y mange chez un couple adorable ! Cette ville est incroyable, et mérite de s'y attarder une semaine pour découvrir toutes ses facettes.




Ralentir un peu
Huế se vit aussi sous la pluie. Les tombes royales prennent une dimension mélancolique, la campagne devient plus verte, plus silencieuse. Prévoir un hébergement avec spa ou piscine pour les jours où la météo impose le ralentissement.
En pratique
Prévoir 4 à 5 jours pour explorer les trois facettes de Huế : la campagne et ses tombes impériales, l'ancienne cité fortifiée, et la ville nouvelle avec son marché vibrant. Un scooter ou un chauffeur pour la journée facilite grandement les déplacements entre les sites.
Retour à Hanoï.
Et une promesse tenue !
Retour à Hanoi pour nos derniers jours. La météo a changé : douce, lumineuse. La ville nous retrouve avec la même énergie, mais notre regard a changé, nous la connaissons un peu, maintenant. Nous savons où prendre notre café, comment traverser les rues, dans quel sens les marchés se lisent.
Et le 31 décembre au soir, nous retournons voir Dinh Hai.
Il n'en revient pas vraiment. Nous avons tenu notre promesse. Sa famille avait cuisiné pour l'occasion des plats préparés avec soin, servis dans la bonne humeur d'un réveillon vietnamien. Nous fêtons la nouvelle année avec eux, dans cette petite boutique devenue, le temps d'une soirée, un peu notre maison. Le feu d'artifice éclate à minuit au-dessus d'Hanoi.


Ce que le Vietnam nous a laissé
On n’oubliera jamais
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Le premier bún chả avalé à moitié debout, encore jetlaggés, au bord du lac Hoan Kiem.
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La lumière que nous a apportée la baie d'Ha Long
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Le temple Thai Vi et ses chèvres, presque seuls, dans le silence de la campagne de Ninh Binh.
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Le repas chez ce couple de Huế, deux personnes dont on n'a jamais su le nom mais dont on se souviendra longtemps.
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Les lanternes de Hội An sous la pluie, et l'envie immédiate d'y revenir.
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Le réveillon chez Dinh Hai, une promesse tenue, une soirée improbable, un souvenir indélébile.
Nous avons appris
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Qu'un voyage peut porter plusieurs intentions à la fois, deuil, fête, exploration, repos, et que c'est précisément cette densité qui le rend inoubliable.
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Que le surtourisme est une réalité à intégrer honnêtement dans l'expérience, et non à nier. Certains lieux en souffrent vraiment.
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Que les meilleures tables n'ont pas d'enseigne.
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Que tenir une promesse faite à un inconnu lors d'un voyage, et la tenir vraiment, change quelque chose en vous.
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Qu'un pays se comprend mieux quand on prend le temps de s'arrêter dans un marché, de s'asseoir dans un café, et de ne rien faire d'utile pendant une heure.
À écouter sans modération !

Trịnh Công Sơn
L'auteur-compositeur-interprète vietnamien le plus important du XXe siècle. Surnommé le "Bob Dylan vietnamien", il a chanté la paix, la guerre, l'amour et la mélancolie dans une langue musicale à part entière. Commencez par Diễm Xưa.
La musique ne “résume” pas un pays. Elle prolonge une sensation. Voici quelques titres que nous avons découverts au Vietnam, entendu dans un taxi, ou en discutant avec les personnes que nous avons renconté.

Nguyên Lê
Guitariste franco-vietnamien dont le travail mêle jazz contemporain et musiques traditionnelles du Vietnam. Un pont sonore entre les deux cultures.

Les compilations "Saigon Supersound" !
Quelques inspirations de lecture

L'Amant
Marguerite Duras
Pas seulement un roman, une atmosphère. Duras écrit le Vietnam colonial avec une sensualité et une mélancolie qui vous suivent longtemps après la dernière page.
Nous aimons les livres qui n’expliquent pas seulement un pays, mais qui l’ouvrent autrement : par l’histoire, la mémoire, les voix et les nuances.

Vietnam : Rising Dragon
Bill Hayton
Pour ceux qui veulent aller plus loin sur le Vietnam contemporain : ses tensions, ses transformations, et ce que le pays est en train de devenir.

The Sympathizer
Viet Thanh Nguyen
Un roman écrit par un Américano-Vietnamien, la guerre et ses suites vues des deux côtés à la fois. Intelligent, mordant, bouleversant.
À voir

L'Odeur de la papaye verte
Un film d'une beauté sensorielle rare, qui raconte Saïgon à hauteur de femme, de gestes quotidiens, de lumière filtrée. Une autre façon d'entrer dans le pays.
Des films pour prolonger le voyage autrement : par les visages, la mémoire, les paysages et les tensions du réel.

The Abandoned Field
(Canh Dong Hoang - Huynh Minh Duc, 1979)
Un film vietnamien, peu connu en Occident, qui montre la guerre depuis l'intérieur. Un regard nécessaire pour contrebalancer les récits occidentaux.

Apocalypse Now
(Francis Ford Coppola, 1979)
Pas un film sur le Vietnam tel qu'il est, mais sur ce que la guerre fait aux hommes. Une œuvre-monde, à voir ou revoir avant ou après le voyage.














